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Réforme des retraites 2019 : Ce qu’il faut retenir, ce qui est prévu

Un projet de réforme des retraites, a été lancé par Emmanuel Macron lors de son élection présidentielle. Dans ses dires, le président de la République voudrait revoir en profondeur le contenu et la structure des retraites senior en France. Un projet d’envergure lorsque l’on sait que l’impact se répandra sur toute la France. En effet, il s’agit de revoir l’intégralité de ce dispositif afin de le simplifier, le rendre plus juste et plus solidaire. Pour cela, Emmanuel Macron propose plusieurs choses d’ici l’année 2025 :


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→ La suppression des 42 régimes de retraites pour donner naissance à un régime universel qui sera plus juste du fait qu’il ne prenne plus en compte le nombre de trimestres cotisés. Il concernera tous les Français, quelle que soit leur activité professionnelle, salarié du privé ou du public, fonctionnaires, agriculteurs ou encore travailleurs indépendants. Le système universel garantit un niveau de protection sociale avec l’acquisition de droits sur la totalité de leurs revenus d’activité, (dans la limite de 120 000 € soit trois fois le plafond actuel du régime de base de la sécurité sociale) 

→ Le remplacement des trimestrialités par un système de point afin de simplifier le dispositif et de le rendre plus lisible. C’est donc vos cotisations prises sur vos salaires, qui vous donneront des points de retraite. Une valeur de point est établie afin de pouvoir permettre à tout le monde de connaître la somme à laquelle ils ont le droit pour leur départ à la retraite. La comptabilisation en points favorisera l’égalité de tous puisque chaque euro cotisé conduira à l’acquisition du même nombre de points, quel que soit statut, leur activité.

→ L’harmonisation de toutes les règles pour mener à une promesse de 1€ donne les mêmes droits pour tous. Cette action a pour but de réduire les inégalités, ainsi, l’ancienne règle des 25 meilleures années pour les salariés du privé et des 6 derniers mois pour les fonctionnaires ne sera plus d’actualité. 

→ Le maintien des pensions de réversion qui serait perçue par les veuves ou veuf après le décès de leur conjoint, afin de garantir leur niveau de vie. La garantie est de 70% du total de l’ensemble des retraites que percevait le couple. 

La majoration de la retraite à hauteur de 5%, qui est accessible dès le premier enfant et non plus à partir du 3ième. Cette majoration se ferait par le biais d’un pourcentage dans le but de réduire les inégalités hommes/ femmes, car celles-ci sont pénalisées à la fois par un salaire moins élevé et une carrière souvent compromise du fait de la prise en charge des enfants. 

→ Les régimes spéciaux qui sont maintenus dans certain cas, malgré la mise en place d’un régime universel. Par exemple pour les métiers régaliens (policiers, pompiers, surveillants pénitentiaires…). Ces métiers continueront de percevoir les spécificités de départ anticipé à 57 ans voire 52 ans. 

Un âge d’équilibre ou âge pivot fixé entre 63 et 64 ans, l’âge légal étant de 62 ans, vous pouvez choisir de continuer votre activité professionnelle jusqu’à vos 64 ans afin de percevoir une bonification lors de votre départ à la retraite. Dans le cas inverse, vous pouvez prendre votre retraite à 62 ans, mais votre pension sera amputée d’une certaine somme. 

→ La revalorisation du montant minimal d’une pension de retraite pour ceux qui ont atteint l’âge du taux plein ou la durée légale de cotisation. Les retraites continueront d’être revalorisées à l’inflation à hauteur de 85 % du SMIC net, soit 1 023 €

→ Une transition entre l’emploi et la retraite facilitée en assouplissant le cumul emploi-retraite. Celui-ci offrira la possibilité de reprendre une activité sans plafond ni limite après sa retraite au taux plein et d’acquérir de nouveaux droits.


Les limites de cette réforme :


En prenant en compte qu’il s’agit réellement d’une reconception du système des retraites, cela implique le fait que les actions choisies ne satisferont pas forcément tout le monde. En effet, si l’on prend l’exemple de la suppression des 6 derniers mois pour les fonctionnaires, cela présente un impact puisque en faisant le calcul de votre pension sur toute votre carrière au lieu des six derniers mois, c’est tout de suite moins avantageux. De ce fait, les primes ont été  ré-incluses dans le calcul de la pension de retraites des fonctionnaires, afin de pallier à cette perte. Cependant, les enseignants n’ont plus d’accès aux primes. Conclusion, il est compliqué de satisfaire une catégorie sans en impacter une autre. Pour répondre à cette problématique, Jean-Paul Delevoye, chargé de cette réforme, promet la rédaction d’une centaine de “cas type”, afin que chacun puisse se retrouver dans une situation et avoir des réponses. 


La clause du grand-père :


Pour définir à qui s’appliquera cette nouvelle réforme, la clause du grand-père a été mise en place. Ainsi, seuls les nouveaux entrants sur le marché du travail seront concernés par cette réforme. Autrement dit, les personnes qui travaillent déjà au moment de l’entrée en vigueur de la réforme conserveraient leurs droits et leur statut. Attention cependant, car cette clause a été proposée mais n’a pas été acceptée. 


Le système de redistribution :


La mise en place du système universel permettra des droits beaucoup plus avantageux pour les retraités les plus modestes. Cette redistribution sera possible par plusieurs leviers : 

  • La suppression de la durée d’assurance requise comme critère de calcul des droits et condition de  départ en retraite. 
  • La comptabilisation en point qui permet aux carrières heurtées d’avoir une retraite au même titre qu’une carrière sans embûche. 
  • Un meilleur minimum de retraite 
  • Une réduction entre les  niveaux de retraite des femmes et des hommes 

Une réforme à court terme avant un système universel : 


Pour arriver à la grande réforme prévue en 2025, les changements sont conséquents et anticiper chaque détail devient compliqué. De ce fait, une autre réforme paramétrique à court terme a été pensée pour répondre à un besoin de financement. En effet, l’Etat est en réelle perte financière puisque les cotisations sont moins importantes que les retraites versées. En 2022 un trou financier de 10 milliards d’euros est prévu et cela ne s’améliorera qu’à partir de 2042. Ce déficit est notamment dû aux sommes dépensées dans le cadre de la réforme des gilets jaunes ou encore la réduction des impôts. L’Etat constate donc une perte considérable dans leur budget. Dans cette réforme trois solutions sont envisagées afin de réaliser des économies : 

  • Augmenter la durée de cotisation sachant que les taux de cotisation sont déjà très élevés. 
  • Baisser le niveau des pensions, ce qui paraît compliqué du fait du faible revenus de retraite déjà instauré.
  • Allonger l’âge de départ à la retraite qui serait la solution la plus adaptée. 

Cependant, la promesse  du président de la République assure le maintien de la retraite à l’âge de 62 ans. Pour inciter les Français à travailler plus longtemps, un âge d’équilibre de 64 ans, comme vu précédemment, devrait être instauré. Le but étant d’appliquer un système de décote et de surcote. Je m’explique, vous pourrez toujours prendre votre retraite à l’âge de 62 ans si vous le souhaitez, cependant, une décote sera appliquée, de la même manière que si vous travaillez plus longtemps vous serez bonifié. En conclusion, s’il est déjà difficile d’instaurer une nouvelle réforme de retraite, la réflexion sur une deuxième réforme complexifie davantage la tâche à l’Etat. Un projet de grande taille qui se fait attendre et ne cesse de susciter questionnement chez les Français. 


Articles annexe : 
Est ce qu’on peut travailler après la retraite pour un senior ? 
A qui s’adresser pour demander sa retraite ? 
Complémentaire retraite – Explications et panel de solutions
Dix raisons de choisir une retraite progressive

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