En 2026, aucune visite médicale n’est obligatoire en France du seul fait de l’âge pour conduire une voiture ou une moto. Le permis B n’a pas de limite d’âge, et son renouvellement administratif ne comporte ni examen médical ni nouvel examen de conduite.
Les titres annonçant un « contrôle médical obligatoire à 70 ans » ne reposent sur aucun texte français en vigueur. Ils font référence à la directive européenne 2025/2205, adoptée en 2025, qui doit encore être transposée en droit français d’ici novembre 2028, pour une application au plus tard en novembre 2029.
Ce guide distingue ce qui s’applique aujourd’hui, ce que prévoit l’Union européenne, les cas où un contrôle médical est exigé et les démarches à connaître.
Existe-t-il une limite d’âge ou une visite médicale obligatoire pour conduire en France ?
Il n’existe aucune limite d’âge pour conduire en France ni de visite médicale obligatoire liée à l’âge pour le permis B. Le droit de conduire une voiture reste acquis tant que le permis n’est ni invalidé, ni annulé, ni suspendu, et que l’état de santé reste compatible avec la conduite.
Le titre de conduite, lui, est une carte à durée de validité limitée à 15 ans. Son renouvellement est une démarche administrative en ligne, sans examen médical pour un permis B non professionnel.
Un permis B s’arrête-t-il à un certain âge ? Non, aucun âge ne met fin au droit de conduire. Seule l’inaptitude médicale constatée, ou une sanction, peut le remettre en cause.
Les cas où une visite médicale est exigée aujourd’hui
Le contrôle médical du permis de conduire dépend de la situation du conducteur, pas de son âge, pour le permis B.
Pour les permis professionnels, la périodicité augmente avec l’âge : tous les 5 ans avant 60 ans, tous les 2 ans entre 60 et 76 ans, puis chaque année après 76 ans.
La visite médicale est-elle payante ? Oui, hors cas d’exonération. Les montants usuels sont de 36 € chez un médecin agréé et 50 € en commission médicale. Ils ne sont pas remboursés par l’Assurance Maladie, sauf en cas d’invalidité reconnue d’au moins 50 %. Ces tarifs sont à vérifier auprès de la préfecture avant le rendez-vous.
Comment fonctionne le contrôle médical du permis ?
Le médecin agréé et la commission médicale
Deux interlocuteurs interviennent. Le médecin agréé examine le conducteur en cabinet et peut conclure à l’aptitude, avec ou sans restriction. Il renvoie le dossier devant la commission médicale primaire, organisée par la préfecture, lorsqu’il ne peut pas statuer seul.
Quelles affections sont concernées ?
L’arrêté du 28 mars 2022 fixe la liste des affections médicales incompatibles, ou compatibles avec ou sans aménagements ou restrictions, avec l’obtention, le renouvellement ou le maintien du permis de conduire. Il concerne notamment la vue, les troubles cognitifs, l’épilepsie ou certaines maladies cardiovasculaires.
Un diagnostic de maladie entraîne-t-il automatiquement la perte du permis ? Non. Le texte distingue les affections incompatibles des affections compatibles avec des aménagements, des restrictions (conduite de jour, véhicule adapté) ou un permis de durée de validité limitée.
Ce que prévoit la directive européenne 2025/2205
La directive (UE) 2025/2205 réforme le permis de conduire européen sans imposer de visite médicale systématique aux seniors. Elle a été adoptée par le Parlement européen le 21 octobre 2025. Elle n’est pas directement applicable : chaque État doit l’intégrer dans son droit national.
En 2026, aucune visite médicale n’est obligatoire en France du seul fait de l’âge pour le permis B ; la directive européenne 2025/2205 permet seulement aux États de remplacer la visite médicale par une auto-évaluation et de réduire la validité du permis après 65 ans, avec une transposition attendue d’ici novembre 2028 et une application au plus tard en novembre 2029.
- Validité des permis voiture et moto
- Camions et autocars
- Contrôle de l'aptitude au renouvellement
- Conducteurs de 65 ans et plus
- Transposition en droit national
- Application
La directive impose-t-elle un contrôle médical à 70 ans ? Non. Elle ne fixe aucun contrôle médical obligatoire à 70 ans. Elle ouvre une faculté aux États membres, dont la France, qui doit choisir ses règles lors de la transposition.
Qu’est-ce que l’auto-évaluation ? Il s’agit d’une déclaration où le conducteur évalue lui-même son aptitude à conduire (vue, santé, capacités), à la place d’un examen médical. Ses modalités précises restent à définir par chaque État membre.
Ce qui change, ou non, pour les conducteurs actuels
À la date de cet article, aucun décret ni projet de loi français ne précise les modalités de transposition. La France n’a donc pas arrêté de choix sur :
- la durée de validité des permis pour les conducteurs de 65 ans et plus ;
- le recours à une auto-évaluation ou à une visite médicale au renouvellement ;
- le calendrier d’application aux permis déjà délivrés.
Mon permis actuel sera-t-il affecté dès 2026 ? Non. Aucune règle nouvelle ne s’applique en 2026. Les évolutions possibles ne peuvent intervenir qu’après la transposition en droit français, donc au plus tôt à compter de 2028-2029.
Le signalement et le retrait du permis : ce qui existe déjà
Même sans obligation liée à l’âge, le droit français prévoit des mécanismes de contrôle lorsqu’un doute existe sur l’aptitude d’un conducteur.
- Un médecin peut renvoyer un dossier en commission médicale.
- La préfecture peut convoquer un conducteur à un contrôle médical lorsque son aptitude est mise en doute.
- Un accident, une infraction grave ou une suspension peuvent déclencher une visite médicale avant récupération du permis.
Les proches peuvent-ils demander un contrôle médical ? La famille peut alerter le médecin traitant ou la préfecture. La décision de convoquer la personne revient ensuite à l’administration, sur avis médical.
Conduire plus longtemps en sécurité : les bons réflexes
La réglementation fixe un cadre minimal. Le maintien de la sécurité dépend d’abord de l’auto-surveillance et du dialogue avec les professionnels de santé.
- Faire contrôler sa vue régulièrement, car les troubles visuels sont une cause fréquente d’inaptitude évolutive.
- Parler de ses traitements avec son médecin ou son pharmacien : certains médicaments altèrent la vigilance et sont signalés par un pictogramme sur l’emballage.
- Adapter ses trajets : éviter la nuit, la pluie dense ou les trajets inconnus si l’on se sent moins à l’aise.
- Suivre un stage de remise à niveau proposé par des auto-écoles ou des associations de prévention routière.
- Anticiper d’autres solutions de mobilité : transport à la demande, covoiturage, services de proximité des communes et des CCAS.
Comment savoir si l’on doit arrêter de conduire ? Des signes d’alerte existent : petits accrochages répétés, désorientation sur des trajets connus, difficultés à réagir, remarques de l’entourage. Un avis médical permet alors de décider en connaissance de cause.
Vie en résidence senior et mobilité
Les résidences autonomie et les résidences services seniors sont souvent implantées près des commerces et des transports. Cette localisation permet de conserver des déplacements autonomes à pied ou en transports, y compris pour les résidents qui renoncent à conduire. Certaines résidences proposent aussi une navette ou un service de transport, en option payante.





